mardi 10 novembre 2009
Rubrique cinéma : DAS WEISSE BAND (Le ruban blanc*)
"Le ruban blanc" est un film réalisé avec peu de couleurs pour montrer toute la dureté de l'existence là où les hommes décident que l'ordre établi sera pour toujours leur plafond de verre.
L'Allemagne rurale du 19e siècle n'est pas seulement pauvre, elle est enfermée à double tour dans un puissant alliage d'exploitation féodale et d'austérité luthérienne. Enfermée et résignée. On repense à la thèse de Max Weber liant l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Rien d'étonnant si Marx est né Allemand ! Ici pas de sentiment qui tienne, aucune émotion ne semble devoir briser le cours des choses...même les pires accès de violence sont très vite escamotés, les amours incontrôlées condamnées. Les sermons d'un pasteur raide comme peu de cierges tiennent lieu de morale collective.
Et pourtant, même dans un univers aussi effroyable, l'Humanité des êtres finit toujours par triompher. On la voit dans le regard implorant du blondinet qui veut sauver un moineau blessé, ou dans celui désemparé de la grande sœur répondant tant bien que mal aux questions sur la vie et la mort.
Tout ça pour dire que c'est un film magnifique. (*à l'affiche au Moulin du Roc à Niort jusqu'à ce soir)
Autre film à l'affiche cette semaine, "Rapt" avec une avant-première jeudi 12 à 20 h, en présence du réalisateur. infos ici :AVANT_PREMIERE_RAPT
Tant que l'agenda est ouvert, notez aussi la date du 9 décembre en soirée, je vous en dirai plus très bientôt.
vendredi 6 novembre 2009
changer de crèmerie
Si vous aussi vous en avez assez d'engraisser des multinationales qui vous empoisonnent tout en vous faisant les poches : 
eh bien vous pouvez changer de crèmerie, par exemple en consommant de bons produits en circuit court, je veux parler des yaourts de la Bazinière, une ferme à découvrir en Gâtine (lire ici). Pas plus cher au kilo qu'un banone, bien plus meilleur qu'un actimerdre, disponible dans nos supermarkets, que demande le peuple ?
Voila comment nous pouvons changer le Monde. Chacun de nos choix est une petite révolution, pas d'écologie punitive qui vaille mais de l'incitation, encore et toujours pour faire évoluer les mentalités.
jeudi 5 novembre 2009
Tous à La Crèche le 15 novembre !

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mardi 3 novembre 2009
la rubrique littéraire*
Je ne suis pas fan de Guy Carlier. Encore moins de Nadine Morano.
Mais quand un bon ami vous offre une boite de chocolats, une cravate ou un livre, vous avez envie de consommer...et puis connaitre l'adversaire n'est pas forcément inutile dans le combat politique. J'ai donc lu cet ouvrage sous-titré "une chanson populaire" et présenté comme le meilleur livre de Guy Carlier.
Comme je n'ai pas lu les autres, je ne ferai pas de commentaire sur ce point. Bon, ne soyons pas trop durs, ce livre contient quelques morceaux de bravoure (la visite de la cité ouvrière où la belle Nadine a grandi, la description d'une conférence de presse à l'Elysée ou le gentil Guy éreinte tous ses confrères) ainsi que des portraits de personnages politiques assez savoureux, parfois même un embryon d'analyse politique, mais disons que l'auteur n'aura pas vraiment tenu sa promesse "je la détestais, vous aller l'aimer" car ces 209 pages n'y suffiront pas.
L'information principale, c'est que cette ministre plus sarkoziste que Nicolas compte parmi ses amis, tenez-vous bien, ni plus ni moins qu'une personne de couleur prénommée Solange. Nadine a une amie noire ! et Guy Carlier de s'extasier sur cette improbable amitié "rien que pour cela je suis heureux d'avoir écrit ce livre". Bon, si ça le rend heureux tant mieux, mais encore ? Qu'est-ce que ça apporte au débat ? Veut-il sous-entendre que malgré ses nombreuses saillies anti-immigrés sa Nadine ne serait finalement pas si mauvaise, la preuve, elle a une amie noire...
Souchon aurait dit : consternation.
En revanche, je me demande si M. Carlier a pris la précaution de faire ami-ami avec un chauffeur de taxi ou avec un serveur de bistrot, car les descriptions méprisantes qu'il nous en livre sont un "bel" exemple de racisme social.
Pour nuancer ce propos qui n'est pas très gentil, je cite tout de même le meilleur passage du livre : "Car on n'aime plus jamais comme on aime à douze ans. On ne meurt jamais non plus comme on meurt à douze ans, dans la cour de récré, blessé à mort par la flèche imaginaire d'un Apache de CM1, tombant d'abord à genoux de façon shakespearienne puis, tandis qu'on tend le bras pour attraper le vide, murmurant d'une voix rauque "Dites-leur que je me suis battu jusqu'
au bout" dans un dernier soubresaut d'agonie." (page 185)
* je sais, je ne suis pas critique littéraire, mais Guy Carlier n'est pas non plus écrivain
vendredi 30 octobre 2009
merci qui ? merci Guy !
Notre identité, notre patriotisme et l'attachement viscéral aux valeurs de la République n'ont rien de commun avec le néo-fascisme rampant des sarko, besson et autres hortefeux. ("quand y'en a un ça va...")
La preuve ici : Guy Moreau
jeudi 29 octobre 2009
message des élus membres de la commission départementale de la présence postale
Niort, le 16 octobre 2009
Monsieur le directeur régional du Groupe La Poste,
Les membres signataires de ce courrier se réjouissent de l’ampleur de la mobilisation citoyenne pour sauvegarder le service public postal lors de la « votation » du 3 octobre dernier. Le comité national d’organisation de la votation citoyenne en a annoncé lundi 5 octobre 2009 les résultats : 2 193 000 votants, 90% contre le projet de changement de statut et la transformation de l’établissement public en société anonyme.
Les Français ont montré ainsi leur attachement à La Poste, symbole fort du service public, garant des valeurs d’égalité et de solidarité.
De plus, en aucun cas l’Europe n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation.
Comme cela vous a été dit à plusieurs reprises lors des réunions de la Commission Départementale de la Présence Publique Territoriale (CDPPT), l’Etat français n’a donc aucune obligation d’ouvrir le capital du Groupe La Poste, préalable à une privatisation déguisée.
On peut certes contester la valeur juridique au référendum informel organisé sur La Poste.. Mais on ne saurait, en aucun cas, contester que la « votation », à La Poste, est un formidable révélateur. Elle rend finalement compte d'une réalité extraordinairement forte que l'on serait bien avisé de ne pas sous-estimer au sommet de l'État. À savoir, l'indéracinable attachement des Français, toutes catégories confondues, au service public à la française, c'est-à-dire 100 % public. Cette adhésion citoyenne est confortée, en positif, par le rôle majeur que joue la puissance publique depuis le début de la crise face aux errements du privé.
Face à cet enjeu industriel, économique et social, les Français doivent être consultés. Les membres signataires de ce courrier demandent donc au gouvernement d’organiser un référendum sur le sujet. Nous rappelons que M. Le Président de la République a tenu des promesses formelles sur l'organisation de consultations populaires sur des sujets d'intérêt général comme La Poste. Nous sollicitons la CDPPT pour que nos voix, d’élus responsables, soient prises en considération auprès du gouvernement pour montrer notre forte opposition aux orientations actuelles prises par ce dernier.
Le gouvernement ne peut ignorer l’expression de 2 193 000 français, de l’ensemble des syndicats, des forces politiques de progrès, de la mobilisation de milliers d’élus de toutes sensibilités.
Dans le même temps, nous souhaitons le maintien du nombre des Bureaux postaux en Deux-Sèvres sans qu’ils soient transformés de manière abusive en point de contact « agence communale » ou « relais poste ». Cette mesure doit s’appliquer en maintenant également les horaires d’ouverture en vigueur et accessible pour tous. Le service public doit rester aux mains de l’Etat, seul garant d’une répartition territoriale équilibrée des services publics qui est le patrimoine de ceux qui n’en pas !
Les membres de la CDPPT signataires. (Françoise Bély, Frédéric Giraud, Pascal Bironneau)
mercredi 28 octobre 2009
rester debout
Vous l'avez sans doute remarqué, les enfants ont souvent le chic pour poser les questions les plus difficiles au moment où on s'y attend le moins. Par exemple, au petit déjeuner :"dis papa, s'il y a la guerre en France, on devra déménager ?" (un temps de réflexion) "eh bien...ça ne doit pas arriver...parce que nous faisons partie de l'Europe et les européens ont décidé de ne plus jamais faire la guerre." Comme quoi la communauté européenne permet de répondre à bien des questions embarrassantes...
Quelques jour plus tard, en visitant le centre régional résistance et liberté à Thouars (un aperçu ici) je me suis promis d'emmener mes filles ici, pour qu'elles n'oublient rien de ce terrible 20e siècle, ni les souffrances de ceux qui ont tout sacrifié pour nous, ni l'optimisme de ceux qui ont choisi de reconstruire une paix durable. A l'entrée de l'exposition (la directrice nous fait remarquer que le CRRL n'est pas un musée) la racine latine du mot résister est posée en grosses lettres "STARE" comme rester debout.
samedi 24 octobre 2009
y'a pas que la politique dans la vie !
Certains de mes amis me font gentiment remarquer que "bon, ok, le PS, les réunions, les discours et autres communiqués, tout ça c'est très bien, mais il faut aussi prendre du temps pour rigoler, non ?"
Alors suivons ce judicieux conseil et allons voir un nouveau blog qui ne parlera jamais de politique, c'est ici :
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ttp://festoyonsle7-9.blogspot.com/
Et surtout, pensez bien à noter sur votre agenda, pour la soirée du 7 septembre 2010 : pas de réunion !
http://festoyonsle7-9.blogspot.com/
jeudi 22 octobre 2009
tromperie sur la marchandise
Depuis qu'ils ont découvert le plaisir de manifester (pour les plus anciens la dernière expérience remontait à 1984) nos amis de l'UMP-79 se sentent pousser des ailes : certains se prennent carrément pour Sarkozy et veulent copier l'ouverture à la mode de l'Elysée, il parait même qu'ils auraient trouvé un figurant de talent pour jouer le rôle du "socialiste de service". Vérification faite, le socialiste en question n'est pas fiché à la fédération (merci Edwige), je peux donc très officiellement démentir et rassurer mes camarades : non, le PS ne manifeste pas avec l'UMP, ni pour sauver la circonscription de J2M, (c'est peine perdue) ni pour sauver Niort (Niort n'attend pas de sauveur, surtout pas de l'UMP). Je demande donc aux gentils jeunes pop' de rectifier le tir message car en l'espèce il y a vraiment tromperie sur la marchandise !
auto-satisfaction à Saint-Dizier, inquiétude à Melle
"Pendant des siècles, la centralisation a caractérisé l'histoire politique et administrative de notre pays" : la première phrase du discours prononcé par l'actuel président de la République le 20 octobre à Saint-Dizier résume à elle-seule la philosophie du projet de réforme territoriale qu'il défend. Nostalgie d'une époque où les Rois de France centralisaient pour construire notre Pays, volonté de revenir à la situation d'avant 1982, auto-satisfaction et mépris de l'opposition. Ce long et fastidieux exposé historique (à l'entendre on jurerait qu'il venait juste de découvrir les grandes étapes de la construction de la France) n'avait qu'un seul objectif : justifier la re-centralisation en présentant les collectivités locales comme de dangereuses dépensières face à un gouvernement économe et vertueux. Avec ses 140 milliards de déficit sur 2009, il a bonne mine.
Toute autre ambiance hier soir à Melle, où le Président du Conseil général venait présenter les projets du gouvernement aux élus locaux du pays (mellois). Devant un parterre d'une centaine de maires, conseillers municipaux, présidents de communautés, conseillers généraux et régionaux, Éric Gautier n'a rien caché des conséquences à prévoir dès 2010, avec la suppression de la taxe professionnelle et la disparition programmée de la clause de compétence générale, qui entrainera de fait l'interdiction des aides financières accordées par le Conseil général aux communes. Le programme "Proxima" lancé par Jean-Marie Morisset et maintenu par la nouvelle majorité, serait ainsi tout simplement aboli. les communes rurales seront les premières à en souffrir. De gauche comme de droite ou d'ailleurs, les élus s'inquiètent, ils se demandent comment faire pour résister au rouleau-compresseur sarkoziste...le prochain congrès des Maires va être chaud !
lundi 19 octobre 2009
réforme territoriale Sarkozy fait l'unanimité...contre lui
Lundi 19 octobre, séance publique du Conseil général des Deux-Sèvres
"Le Gouvernement prépare actuellement des projets de loi qui, s'ils sont votés par les deux assemblées, vont remettre en cause les fondements mêmes de l’organisation de la République et les capacités d'action de l'ensemble des Collectivités locales. Ces projets sont une menace réelle à court terme pour les services publics de proximité, et ne permettront plus aux Conseils généraux d’exercer leur vocation première de solidarité territoriale et locale." (première phrase de la motion votée à l'unanimité ce matin par les élus du Conseil général des Deux-Sèvres)
Les rangs de la droite sont très clairsemés : 6 élus sur 14 ! Les ténors de l'UMP sont tous absents, ils n'ont pas donné pouvoir à leurs collègues. Dommage pour le débat.
Avec 19 conseillers généraux, la majorité est au complet (16 élus du groupe gauche solidaire, 3 non-inscrits)
Les deux propositions d'Éric Gautier ont été votées à l'unanimité. (précision :Monsieur Jean-Pierre Griffault n'a pas pris part au vote.) Le débat va maintenant être porté devant les élus municipaux.


